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Aujourd’hui, le Saint Père monte à l’autel pour célébrer l’action de grâce du Christ dans l’Eglise. Aujourd’hui, ils sont des milliers de jeunes à entrer dans sa prière et à se joindre à l’action de grâce de toute l’Eglise : le Christ est ressuscité, Il est vivant, victorieux de la mort, revenu des enfers ! Aujourd’hui, le Saint Père monte à l’autel pour célébrer l’action de grâce du Christ dans l’Eglise. Aujourd’hui, ils sont des milliers de jeunes à entrer dans sa prière et à se joindre à l’action de grâce de toute l’Eglise : le Christ est ressuscité, Il est vivant, victorieux de la mort, revenu des enfers !
"C’est le moment favorable pour un nouvel élan spirituel et pastoral qui ne soit pas passager, basé sur l’expérience de grâce intense et profonde vécue pendant le Jubilé", disait Jean-Paul II à l’occasion de la parution de la lettre apostolique « Au début du nouveau millénaire ».
Comment ne pas saisir l’occasion de cette Journée Mondiale de la Jeunesse pour entendre de nouveau quelques grands appels de Jean-Paul II dans cette lettre.
« C’est dans la conscience de la présence du Ressuscité parmi nous, que nous nous posons aujourd’hui la question adressée à Pierre à Jérusalem, aussitôt après son discours de la Pentecôte : « Que devons-nous faire ? » Ac2,37 » n°29
Si tous les jeunes réunis autour du Pape se posent cette question « Que devons-nous faire ? », il y a sans doute une question préalable qui pourrait bien aider à trouver une réponse : demandons-nous si nous avons conscience d’être favorisé par la foi qui nous anime ?
« Dans la cause du Royaume, il n’y a pas de temps pour regarder en arrière, et encore moins pour s’abandonner à la paresse. Bien des choses nous attendent, et c’est pourquoi nous devons établir un programme pastoral post-jubilaire qui soit efficace » n°15
Ce programme est celui d’un diocèse, d’une paroisse, d’un groupe, mais c’est aussi celui de notre vie à chacun. Le meilleur programme pastoral ne serait-il pas une fois encore de considérer « le primat de la vie intérieure et de la sainteté ... » n°38 ? On rend témoignage au Seigneur en se mettant à sa suite, en L’écoutant dans la prière, en fréquentant assidûment la Parole de Dieu. « Seule l’expérience du silence et de la prière offre le cadre approprié dans lequel la connaissance la plus vraie, la plus fidèle et la plus cohérente de ce mystère peut mûrir et se développer » n°20
Où que nous soyons, à la maison, en paroisse, en aumônerie, il est nécessaire « ... que l’éducation à la prière devienne en quelque sorte un point déterminant de tout programme pastoral, ... que tout le climat soit imprégné de prière » n°34.
Enfin, puisqu’il faut constater la faiblesse de la vie de la foi dans notre pays, n’ayons pas peur de « considérer comme dépassée la situation d’une société chrétienne qui se référerait explicitement aux valeurs évangéliques » n°40. C’est à nous aujourd’hui qu’il revient de livrer à ceux qui nous sont proches, le sel de la terre ! C’est à nous de livrer la lumière dont le Christ illumine notre vie.
« Nous qui avons la grâce de croire au Christ, révélateur du Père et Sauveur du Monde, nous avons le devoir de montrer à quelles profondeurs peut se porter la relation avec lui » n°33
Pour conclure, je voudrai simplement, à titre d’exemple, illustrer cette profondeur en écoutant une fois encore la parole du Seigneur Jésus : « Faites du bien et prêtez ... sans rien espérer en retour » Lc 6,35.
Voilà une invitation dont la logique tranche encore avec celle du monde dans lequel nous vivons. En effet, cette logique est celle de Dieu, celle de la pure gratuité, celle du Royaume. Lorsqu’une telle gratuité prend racine dans notre coeur, le Royaume de Dieu grandit peu à peu en nous. La vie de tant de saints au cours de l’histoire a été emportée par cette gratuité, rayonnement de la charité divine. Il nous faut donc recevoir cette parole, aussi déconcertante soit-elle, comme une lumière venant d’en-haut pour éclairer encore notre route.
Faire du bien : oui, nous sommes tous nés pour cela ! Si le choix n’est toujours facile à faire, le bien se présente souvent à notre conscience comme un appel. Faire le bien sans relâche révèle alors la véritable noblesse du coeur de tout homme et le rend peu à peu semblable à son Créateur.
Prêtez sans rien espérer en retour : ne veut pas dire qu’en retour nous ne recevrons rien. Mais ce que nous recevrons dépassera sans mesure, ce que nous pourrions imaginer. Le seul retour attendu d’un acte de charité est la croissance de l’Amour de Dieu en nous : le Royaume.
C’est sans doute pour cela qu’il est si bon d’aimer dans l’Amour du Christ et de méditer la vie des saints. Que tous ceux qui ont cheminé durant ce temps béni des Journées Mondiales de la Jeunesse à Toronto, où ailleurs, rendent grâce au Seigneur, et que sa grâce abonde en nos coeurs. 28/07/2002 Père Laurent Stalla-Bourdillon, JMJ direct |