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Soph 2,3 « Cherchez le Seigneur, vous tous, humbles de la terre, Qui exécutez son ordre ! Cherchez la justice, cherchez l’humilité ! Peut-être serez-vous préservés au jour de la colère du Seigneur ». Comme tous les prophètes, Sophonie fait connaître aux hommes de son temps la volonté du Seigneur. Sophonie parle sept siècles avant la naissance du Christ Jésus, il révèle l’attitude belle et juste qui plaît à Dieu, il encourage les hommes à ne pas craindre de paraître fragile et petit. Il les invite à chercher humblement le Seigneur, à chercher la justice et l’humilité.
Avec Sophonie, c’est une dimension essentielle du mystère de l’amour de Dieu qui est révélée : les enfants biens-aimés de Dieu ne sont pas, contrairement aux idées des hommes, les puissants et les forts. Ils sont appelés en hébreux, les ‘anawim’, c’est-à-dire, les pauvres de coeur, les humbles.
Par la parole que lui inspire le Seigneur, Sophonie offre donc au peuple d’Israël une lumière étonnante : c’est à ceux-là, aux faibles, aux petits, à ceux qui cherchent humblement le Seigneur, que Dieu va offrir en héritage son Royaume, sa miséricorde et sa paix que nul ne peut troubler.
« Cherchez le Seigneur » dit Sophonie, « cherchez la justice », « cherchez l’humilité ». Par ses prophètes, Dieu indique aux hommes le chemin qu’il leur faut prendre pour aller à Lui. Dieu révèle aussi par quel chemin Il vient Lui-même à notre rencontre : par le chemin de l’humilité du coeur. C’est sur ce chemin que nous Le rencontrerons. « Les humbles mangeront et seront rassasiés, Ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent » dit le psaume 22.
Dieu prépare donc une grande consolation pour panser les plaies d’une humanité qui ne cesse de se blesser. La douce consolation de Dieu viendra apaiser toutes douleurs et toutes peines des coeurs.
Si Dieu aime tant les humbles, c’est parce que l’humble n’arrive jamais à se contenter lui-même. Il n’est pas le ‘perpétuel insatisfait’, mais il est celui qui espère perpétuellement en Dieu. Ainsi Dieu aura toujours à lui donner ! L’humble reconnaît sa pauvreté, la fragilité de son être. L’orgueil ne prend pas racine en lui, car l’orgueil est le fruit de la suffisance de soi.
L’humilité qui plaît à Dieu n’est pas une attitude extérieure. C’est une attitude profonde et intérieure, une certaine disposition de notre coeur. L’humilité vraie se nourrit d’un regard juste sur l’intime de nous-mêmes. L’humble est celui qui se reconnaît toujours pauvre de quelque chose. 18/07/2002 Père Laurent Stalla-Bourdillon, JMJ direct |